dimanche 9 février 2014

ARTICLE PRESSE ANNÉE 1993


CLAUDE BARZOTTI…

<< NOEL EST MALHEUREUSEMENT UNE FETE DE CADEAUX>>

Claude Barzotti était de passage à Montréal pour promouvoir Barzotti Chante Noel, Un album où en plus de reprendre des grands classiques, il signe des textes absolument bouleversants. Barzotti n’est pas qu’un chanteur populaire (expression consacrée du snobisme médiatique), c’est un auteur- compositeur-interprète qui mérite qu’on s’y attarde. Je l’ai rencontré.

Pourquoi faire un disque de Noel ?

Depuis des années, le projet flottait. En juin dernier, on me l’a proposé de façon plus officielle .Un mois plus tard, tout était terminé. Je travaille très rapidement. Je ne suis pas le genre de type à mijoter des années durant les textes et la musique de mes chansons.

La chanson  Ce n’est  pas Noel est criante de vérité. Elle est inspirée de votre vécu ?

Mais bien sur ; je suis incapable d’écrire si je n’ai pas vécu quelque chose, ce n’est pas mon genre de truc … ça s’est passé il y a deux ans. Je me trouvais ici à Montréal, il neigeait, c’était Noel, mes filles étaient loin de moi… je m’ennuyais, quoi ! Ce n’était pas vraiment Noël y’ pas de Noel sans mes filles de 3 et 18 ans.

Dis-moi papa Noel évoque nos Noëls matérialistes. Ça vous peine ?

Oui, tout à fait. C’est désolant. J’ai voulu parce que Noel, c’est malheureusement une fête de cadeaux alors que chez nous, en Italie, c’est une fête de renouement avec d’anciennes amitiés cassées, c’est la rencontre avec les amis et les parents .Il faut revenir aux anciennes valeurs et qu’une fois pour toute, on ait un père Noel qui apporte la paix et l’amour. Je ne veux pas être démagogique. De toute façon, la démagogie et Barzotti ne vont pas de pair. Mais vous savez, comme je dis dans une de mes chansons : … où sont passées les cheminées, maintenant, il y a plus que des radiateurs et des sapins en plastique.

Vous gardez de bons souvenirs de vos Noel d’enfant ?

C’était le seul moment de l’année où on avait deux ou trois mandarines, une banane, des noisettes et quelques figues sèches. ça n’arrivait qu’a Noel et c’était formidable parce qu’on rêvait encore.

Vous n’avez pas eu le succès facile. Vous avez pratiqué mille et un métiers pour survivre. La pauvreté ne semble pas vous avoir embêté outre mesure. Est-ce que le succès a changé votre vie ?

(Rire)Pas du tout. Je ne suis pas du tout matérialiste. Je n’aime pas les bijoux, je n’aime pas m’habiller. Je ne vais jamais dans les boutiques. La chemise que je porte, c’est un copain qui me l’a offerte. Mes chaussures aussi. Je n’aime même pas les voyages. Je déteste les bars et les fêtes mondaines. Je suis un  pantouflard. Tien, ma seule folie, ce sont les voitures.

Que pensez –vous de l’étiquette de chanteur de charme qui vous colle à la peau ?

Mais je ne suis pas un chanteur de charme… Je suis désolé, je suis un chanteur à texte. D’accord, je chante souvent l’amour comme :…une fille des Flandres, fille de froid et de l’eau, une fille qui ressemble à la proue d’un bateau… tu avais autant de mystère que les sirènes de haute mer… mais le texte ne fait pas dans la rengaine. J’estime que j’ai une autre façon d’écrire, mais je ne suis pas apprécié à ma juste valeur. Par snobisme peut-être, mais c’est surtout les médias…ils n’aiment pas ce  qui ne se vend pas ; par exemple, un chanteur qui vend, c’est de la merde et un type qui ne vend pas tient du génie… c’est tellement faux tout ça…

Pourra-t-on vous voir bientôt en spectacle ?

Je serai de retour au Québec en février et mars et j’ai hâte. Vous savez comme j’aime les Québécois. Mais en attendant, j’irai passer Noel avec mes filles et ma famille.

Photo : RAFFI KIRDI/PONOPRESSE
MERCI LINA POUR CET ARTICLE 
 CLAUDE BARZOTTI…


<< NOEL EST MALHEUREUSEMENT UNE FÊTE DE CADEAUX>>

Claude Barzotti était de passage à Montréal pour promouvoir Barzotti Chante Noel, Un album où en plus de reprendre des grands classiques, il signe des textes absolument bouleversants. Barzotti n’est pas qu’un chanteur populaire (expression consacrée du snobisme médiatique), c’est un auteur- compositeur-interprète qui mérite qu’on s’y attarde. Je l’ai rencontré.

Pourquoi faire un disque de Noel ?

Depuis des années, le projet flottait. En juin dernier, on me l’a proposé de façon plus officielle .Un mois plus tard, tout était terminé. Je travaille très rapidement. Je ne suis pas le genre de type à mijoter des années durant les textes et la musique de mes chansons.

La chanson  Ce n’est  pas Noel est criante de vérité. Elle est inspirée de votre vécu ?

Mais bien sur ; je suis incapable d’écrire si je n’ai pas vécu quelque chose, ce n’est pas mon genre de truc … ça s’est passé il y a deux ans. Je me trouvais ici à Montréal, il neigeait, c’était Noel, mes filles étaient loin de moi… je m’ennuyais, quoi ! Ce n’était pas vraiment Noël y’ pas de Noel sans mes filles de 3 et 18 ans.

Dis-moi papa Noel évoque nos Noëls matérialistes. Ça vous peine ?

Oui, tout à fait. C’est désolant. J’ai voulu parce que Noel, c’est malheureusement une fête de cadeaux alors que chez nous, en Italie, c’est une fête de renouement avec d’anciennes amitiés cassées, c’est la rencontre avec les amis et les parents .Il faut revenir aux anciennes valeurs et qu’une fois pour toute, on ait un père Noel qui apporte la paix et l’amour. Je ne veux pas être démagogique. De toute façon, la démagogie et Barzotti ne vont pas de pair. Mais vous savez, comme je dis dans une de mes chansons : … où sont passées les cheminées, maintenant, il y a plus que des radiateurs et des sapins en plastique.

Vous gardez de bons souvenirs de vos Noel d’enfant ?

C’était le seul moment de l’année où on avait deux ou trois mandarines, une banane, des noisettes et quelques figues sèches. ça n’arrivait qu’a Noel et c’était formidable parce qu’on rêvait encore.

Vous n’avez pas eu le succès facile. Vous avez pratiqué mille et un métiers pour survivre. La pauvreté ne semble pas vous avoir embêté outre mesure. Est-ce que le succès a changé votre vie ?

(Rire)Pas du tout. Je ne suis pas du tout matérialiste. Je n’aime pas les bijoux, je n’aime pas m’habiller. Je ne vais jamais dans les boutiques. La chemise que je porte, c’est un copain qui me l’a offerte. Mes chaussures aussi. Je n’aime même pas les voyages. Je déteste les bars et les fêtes mondaines. Je suis un  pantouflard. Tien, ma seule folie, ce sont les voitures.

Que pensez –vous de l’étiquette de chanteur de charme qui vous colle à la peau ?

Mais je ne suis pas un chanteur de charme… Je suis désolé, je suis un chanteur à texte. D’accord, je chante souvent l’amour comme :…une fille des Flandres, fille de froid et de l’eau, une fille qui ressemble à la proue d’un bateau… tu avais autant de mystère que les sirènes de haute mer… mais le texte ne fait pas dans la rengaine. J’estime que j’ai une autre façon d’écrire, mais je ne suis pas apprécié à ma juste valeur. Par snobisme peut-être, mais c’est surtout les médias…ils n’aiment pas ce  qui ne se vend pas ; par exemple, un chanteur qui vend, c’est de la merde et un type qui ne vend pas tient du génie… c’est tellement faux tout ça…

Pourra-t-on vous voir bientôt en spectacle ?

Je serai de retour au Québec en février et mars et j’ai hâte. Vous savez comme j’aime les Québécois. Mais en attendant, j’irai passer Noel avec mes filles et ma famille.

Photo : RAFFI KIRDI/PONOPRESSE


MERCI LINA POUR CET ARTICLE 

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